(Petite, mais longue) Tranche de vie d’une fille qui commence à faire de la réalisation

Les situations problématiques au travail sont souvent mes moments favoris, parce que quand la solution se présente, ça devient, la plus part du temps, magique à l’écran.

Dans cette émission j’ai eu la chance de faire ce qu’on appelle les portraits silencieux (le moment où les gens sont sur fond gris et regardent la lentille). 
Je ne connais pas ça moi les troubles du spectre de l’autisme. Je n’ai jamais eu à interagir avec une personne atteinte d’autisme, mais je constate vite une chose: 

Essaie de tenir ça en place toi une ado ou pré-ado autiste, c’est tout un défi que de lui demander de fixer une lentille de caméra!
Arrive cette belle jeune fille aux yeux bridés, que l’on l’installe dans notre mini studio. L’éducateur qui l’accompagne m’explique qu’il fera jouer son disque préféré parce qu’à ce moment de la journée elle écoute toujours sa musique (il faut savoir que la routine est très importante dans le cadre éducatif qu’on leur offre), donc pas de problème, on pèse « su play ». 
C’est Bob Marley, je souris parce que moi aussi à son âge, j’écoutais ce disque-là en boucle. 
On tourne. Je sens le regard interrogatif du caméraman et personne ne sait quoi faire parce qu’elle sort constamment du cadre ou qu’elle regarde partout sauf, évidemment, dans la lentille. L’éducateur essaie quelques trucs de son cru pour nous aider, mais rien à faire elle regarde toujours à côté de la lentille. 
(Dans le fond ce n’est pas grave parce que ça représente justement certains autistes: ils ont le regard éparpillé, mais je m’obstine à vouloir un vrai contact visuel avec elle.)
Dans un élan près de la désespérance, je me mets à chanter d’un ton rassurant: « don’t worry, about a thing, ’cause every little thing gonna be alright, singing’ don’t worry… » (vous connaissez le reste).  
C’est à ce moment précis qu’elle a regardé la lentille avec tout le coolness de Bob Marley dans les yeux!
J’ai continuer à chanter, juste pour le fun… parce que j’étais émue, parce que j’ai compris qu’elle m’avait comprise et surtout parce qu’à cet instant j’ai saisi une infime partie de tous les efforts que doivent mettre les parents d’enfants atteints d’autisme, et ce, quotidiennement, afin de les comprendre, communiquer et créer des liens avec eux.
Cette histoire ne représente même pas une seconde à l’écran, mais c’est ma presque-seconde préférée à moi… parce qu’elle contient tout le swag de Bob Marley en un regard!

Sur ce, shout-out à Chantal et David Quintin pour ce travail de qualité. Merci de me donner la chance de vivre des moments précieux comme celui-ci, c’est ce soir 19h à Canal Vie.

La vidéo en question:

https://www.facebook.com/canalvie/videos/10154320135198425/

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Se remettre sur pattes

J’ai le coeur fragile depuis quelques jours.
Ce matin Monsieur Le Chien a perdu l’usage de ses quatre pattes. Elles allaient de tous les bords de son petit corps mou et quand je le soulevait il ne réagissait pas. Laisse moi te dire que mon coeur de maman chat était apeuré. Il a fait… je n’arrive même pas à compter le nombre de tours qu’il a fait! Malgré tout, je suis restée très calme et j’ai fait tout ce que je devais faire.
Après une longue demie-heure (qui m’a semblé une heure), il est de retour sur ses pattes, debout. La vétérinaire m’a dit d’attendre et d’observer pour voir si ça se reproduirait. Que ça pouvait être une crise de coeur.
Ce qui me reste après cet épisode est la certitude que je réagis bien quand on a besoin de moi. Aucune panique, beaucoup d’amour et de douceur.
Pour ce qui est du coeur, on le reconstruit comme on peut, je crois. Sans panique, avec beaucoup de self-amour et de douceurs. À grands coups de Jai Guru Deva Om.

L’espoir est une petite chose qui ne faut jamais perdre

Depuis quelques jours j’ai accepté un très beau contrat de recherche qui prend tout mon temps. Pas trop de temps pour ceux que j’aime, ni pour écrire ici, mais je ne me plains pas, car j’adore mon job. Tout ça pour dire que je prends quand même le temps d’écrire ce matin parce que je viens de vivre quelque chose de très beau!

Ça a commencé il y a une semaine, j’ai vu sur Facebook une photo de ma meilleure amie du secondaire; elle est très beaucoup enceinte! Elle a été discrète, puis elle a seulement changé sa photo de profil après (j’évalue ça comme ça, je ne connais rien là-dedans) quelques semaines de grossesse, bref, elle a un beau gros ventre sur la photo.

Le moment où j’ai découvert la photo, j’ai pleuré, j’en tremblais. Une bonne quantité des filles vont vivre ça un jour: se rendre compte que ta meilleure chum d’enfance vit la plus belle chose au monde, que tu n’es plus là pour elle et pourtant ça te touche comme si tu étais toujours à ses côtés. C’est un drôle d’état d’esprit, incontrôlable et surtout émotif à souhait.

Ce matin, j’ai vu, encore une fois sur Facebook (ah les réseaux sociaux), la photo d’échographie d’une collègue. Je n’ai ni pleuré, ni tremblé cette fois (je ne fais pas ça à chaque fois t’sais!) mais j’étais vraiment heureuse pour elle. C’est une super belle fille autant à l’intérieur qu’à l’extérieur et ça m’a rempli de bonheur qu’elle nous partage sa joie de même, gratuitement! Je trouve qu’on partage souvent les mauvais coups et pas assez souvent les bons. Je suis pour ça diffuser le bonheur. Il n’y en aura jamais assez. Vraiment.

Quelques secondes plus tard je suis tombée sur cette vidéo (ah les réseaux sociaux qui te redirigent toujours vers ce que tu « like »s). Là j’ai pleuré, beaucoup. Ça m’a fait du bien pour vrai. Cette vidéo m’a donné espoir.

Il y a du beau qui se crée à toutes les secondes sur la planète. Pour toi, pour moi aussi, tout est possible! Just gotta « keep the faith » comme dirait Bon Jovi. Là je viens de trahir mon âge!

Bon. Il est temps pour moi d’aller écrire sur le marché de la photo d’art au Québec (oui, beau contrat qui me ressemble).

Rendre ça spécial

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, il ne faut pas grand chose pour rendre un moment spécial. Pis c’est cool comme ça.

Une chose que je fais depuis que je suis toute petite, c’est manger du dessert le matin.  Ma mère faisait les meilleurs cupcakes au monde et, comme elle ne voulait pas qu’ils passent date, elle me permettait d’en manger quand je voulais, même le matin.  Chaque fois ça me faisait sentir spéciale.  T’sais quand tu as 5 ans et que ta mère te donne le droit de faire quelque chose que presque personne ne fait, ben tu te sens vraiment vraiment spéciale.  J’étais la queen, je me disais que si je pouvais manger du gâteau le matin, je pouvais probablement tout faire dans la vie.

Je ne suis pas vraiment du type dessert (sauf l’été où j’ai d’incontrôlables rages de blizzard), mais j’ai gardé cette habitude-là!  Quand je sais que ma journée s’annonce moyenne, je mange du dessert le matin et je me sens déjà moins ordinaire.

En plus, il paraît que c’est mieux de manger gras/sucré le matin que le soir, parce que tu as le temps de brûler les mauvaises calories dans la journée.  Ben kin!

Ce matin, j’ai mangé MA première crème glacée maison!   MI-AM-ME!  Je me suis achetée une machine à crème glacée chez Canadian Tire (50$, je pensais vraiment que c’était plus cher que ça) que je qualifie de « meilleur investissement cuisine 2014 ».

Fait que c’est ça pour moi rendre ça spécial.

Soya glacé à la vanille, bananes et framboises. Ze déjeuner de rêve!

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Chanson qui parle de spécial

 

C’est la fête à tous les jours

Mon père a eu 72 ans mardi dernier.
À chaque année je trouve quelque chose de nouveau et surtout de formidable à propos de lui.

Moi: « Pis le père, qu’est-ce que tu fais de beau pour ta fête aujourd’hui? »

Lui: « Bah je gosse sur mon Roadtreck, je dois changer la batterie, ce n’est pas la bonne, donc je vais m’en acheter une autre comme cadeau de fête. »

Moi: « Ouin, c’est un peu ordinaire comme célébration… »

Lui: « Tu sais ma fille quand on a mon âge, on n’a plus besoin de fêter son anniversaire. Quand on a 72 ans c’est la fête à tous les jours! »

Il a tellement raison.
Depuis, chaque jour est fête.
Merci ‘pa!

Vous fêtez quoi aujourd’hui?

Je fête aujourd’hui mon père et mes racines en écoutant une version flamande du ‘Plat Pays’ qu’il me chantait quand j’étais jeune.

Premier souper de fête dans le Roadtreck (avec sa blonde)
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Mon père qui ment dans un article (ça fait plus de 40 ans qu’il fait de la planche à voile) parce qu’il est modeste.
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S’offrir des fleurs

Ça fait 2, 3 jours que l’univers m’envoie de la schnoute. Dans ces temps-là, je m’offre des fleurs. Ne jamais attendre que quelqu’un nous en offre, ça évite les déceptions et, de toutes façons, les attentes c’est rarement bon.

Il y a plusieurs façons de s’offrir des fleurs, hier, je les ai bues!

C’est une petite boule de thé qui, lorsque plongée dans l’eau bouillante, éclôt en mini bouquet de fleurs.

Ma mère m’avait offert ce thé il y a un petit bout. Tu peux en trouver facilement dans le quartier chinois (à Montréal), ça ne coûte que quelque dollars et ils le font selon ton signe astrologique (pour ceux/celles qui croient à ces choses-là…).

Conseil, les servir dans un verre transparent assez épais pour ne pas s’ébouillanter. C’est plus impressionnant.

C’est aussi une belle façon de terminer un souper avec des gens que l’on aime.

Des fleurs pour toi. 🌸

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Une chanson que j’aime qui parle de fleurs.